Le 11 novembre dernier, sous le patronage des Ambassades d’Allemagne, de Pologne et de France auprès le Saint-Siège, une procession, a traversé et illuminé la Via Merulana jusqu’à la Place de la Basilique Sainte Marie Majeure à Rome.

Accompagnés de leurs parents et de leurs catéchistes, italiens et allemands, une centaine d’enfants et écoliers, portant des lampions multicolores ont animé ce joyeux défilé organisé par la paroisse des saints Sylvestre et Martin sur l’Esquilin.

A la tête du cortège et dans le rôle de saint Martin, il y avait un homme déguisé en soldat romain, monté sur un cheval. Toute la communauté paroissiale s’est ainsi associée à l’une des traditions les plus anciennes et les plus populaires d’Europe.

Né en 316 en Panonie, l’actuelle Hongrie, Martin a 14 ans. Il rêve de se consacrer au Christ quand son père le fit engager dans l’armée.  La vie de camp ne porte pas atteinte à son idéal, au contraire.  C’est là se présente une histoire, s’élève un épisode (…) des images très illustres : un jour à Amiens où il tenait une garnison, Martin rencontra un mendiant qui grelottait. Fidèle à la charité du Christ, il coupa son manteau en deux et donna la moitié au miséreux. La nuit suivante, Jésus lui apparut portant ce morceau de manteau. Baptisé à Amiens, il décida de quitter l’armée et de se consacrer à l’apostolat. (…) Martin allait suivre sa vraie route, obéir à sa vocation : être soldat du Christ. Toute sa vie, il lutta contre le paganisme. Il fonda à Ligugé le premier monastère d’Occident et, en 371, il fut élu évêque de Tours, en France. Il mourut le 8 novembre 397. L’Evêque Martin compte parmi les grands témoins de la foi des premiers siècles qui se sont distingués par leur amour, leur générosité et leur attention aux autres. Sa vie est illuminée de nombreux épisodes de charité et d’attention pastorale envers les fidèles de Tours.

De retour à la paroisse, petits et grands se sont retrouvés autour d’un grand feu pour prendre une boisson chaude accompagnée des biscuits et de la brioche traditionnelle en l’honneur de saint Martin. Une fête vraiment précieuse pour la communauté chrétienne !

Les TM de l’Immaculée et Saint Martin de Tours

A côté de son maître St Hilaire, Martin a entrepris une grande œuvre des fondations monastiques. Quand Saint Hilaire décéda, Martin le remplaça, il devint Evêque. Mais pour autant, il ne quitta pas sa vie monastique. Il entendait rester évêque-moine, évêque dans son monastère avec des moines autour de lui. Des monastères missionnaires avec des prêtres qui rayonneront et porteront la Vérité, la Lumière dans les campagnes. Des moines à la fois travailleurs et prêcheurs, à la fois évangélisateurs et totalement engagés dans un milieu de travail. C’était sa grande idée !

Les ˝Eau Vive˝ ressemblent étonnamment dans son idéal, à celui des monastères de saint Martin.   Les ˝Eau Vive˝ sont nées pour porter un témoignage, donner une lumière, affirmer Jésus, la Foi en Jésus.

Le mot ˝Eau Vive˝ dit bien le but de ce monastère moderne : faire couler l’Eau Vive, la Grâce de Jésus, l’Amour de Jésus, la vie-même de Jésus dans les cœurs, dans les âmes de ceux qui sont là autour de l’Eau-Vive. 

Les ˝Eau Vive˝ se rattachent à la toute première tradition monastique de l’Occident. (…) C’est une abbaye moderne dans laquelle règne un esprit communautaire, essentiellement contemplatif et donc missionnaire (cf. p. Marcel Roussel-Galle, 18/11/1974).